Le poker ou le vice du jeu

Le poker s’est affirmé au cours de ces dernières années comme une activité à la mode. C’est donc le plus simplement du monde qu’un nombre grandissant de candidats répond « le poker » à la question « quels sont vos centres d’intérêt ? ».

 

L’activité pourrait paraître anodine, mais elle est en général très mal perçue par les recruteurs. En voici les raisons. Au-delà de l’aspect jeu de stratégie, le poker est un jeu d’argent. Or, les jeux d’argent ont toujours eu une connotation péjorative dans nos sociétés. Le poker est donc associé à l’argent facile, à la fête, aux excès ou au contraire à l’enfer du jeu, à l’endettement.

 

Oublions un instant les pertes ou les gains indécents. Qu’est-ce qui fait le propre d’un bon joueur de poker ? Sa capacité à se concentrer, à anticiper les coups de ses adversaires et plus encore sa faculté à dissimuler son jeu, à feindre ce qui n’est pas, à faire croire et à laisser supputer.

 

Vous comprendrez aisément que la dissimulation n’est pas perçue par les recruteurs comme l’une des vertus cardinales du bon candidat. En d’autres termes, c’est exactement comme si vous répondiez que votre plus grande qualité était votre capacité à mentir.

 

Vous êtes libres de vos choix et de vos réponses, mais il n’en demeure pas moins que de mentionner le poker en entretien risque de vous mener sur des terrains pour le moins glissants. N’oubliez pas qu’un entretien est court et que s’il est possible de se décrédibiliser en quelques secondes, il est plus difficile de construire un semblant de confiance et de sérieux.

 

Faites vos jeux !

 

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