Conseils

Des questions à poser à un professionnel

Comme nous l'avons vu, il est parfois utile et même nécessaire de contacter des alumni ou des professionnels pour obtenir des informations qui vous permettront de vous différencier des autres candidats. Si d'aventure votre interlocuteur venait à sécher ou si dans un élan de sérieux irrépressible vous vouliez préparer votre entretien, vous pourriez lui poser les questions suivantes :

En quoi consiste votre métier ?
Y a-t-il une journée type ?
Qu'est-ce qui vous a amené vers ce secteur ?
Quelles sont les qualités nécessaires pour faire votre métier ?
Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?
Quels sont a contrario les aspects les plus contraignants ?
Quelles sont les opportunités quand on a fait ce métier ?
Comment se passe le recrutement, quels profils sont le plus fréquemment recrutés ?
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut débuter dans cette industrie ?
Quels sont les salaires pour des débutants, et à quelle évolution peut-on s’attendre ?

Bien entendu, les questions ne sont pas limitées, mais tâchez de laisser parler autant que possible votre interlocuteur. N'oubliez pas qu'il vous consacre du temps qu'il aurait pu passer à faire autre chose. N'abordez de préférence qu'en dernier la question de l'argent, il est rare que l'on puisse en parler de but en blanc sauf à vouloir jeter un froid dans la discussion.

Contacter un professionnel pour préparer son projet professionnel

Nous avons vu qu'il existait différentes manières de préparer son projet professionnel, mais rien ne vaudra jamais l'expertise d'une personne travaillant dans le secteur envisagé. Pour les trouver commencez par regarder dans votre famille, est ce que quelqu’un fait ce métier, ou peut vous indiquer quelqu’un qui le fait ? Si oui prenez contact avec cette personne en lui expliquant que vous cherchez à en savoir plus sur son métier parce que vous êtes intéressés et demandez lui de vous accorder une demi heure (court) ou une heure (mieux), et peu importe quand et où, c’est vous qui demandez et qui devez vous adapter, ayez quand même une proposition de date dans votre manche. Au pire obtenez un rendez-vous téléphonique d’une demi-heure.

Avant de vous y rendre préparez bien toutes vos questions, vous n’allez pas forcément toutes les poser, mais vous devez avoir toutes les réponses à ces questions quand vous sortirez.

Le jour J habillez vous correctement, inutile de sortir le costume mais soyez propre et dans des habits adaptés à la personne que vous aller rencontrer (les habitudes vestimentaires dans une agence de pub et dans un cabinet d’audit son très différentes). Soyez bien sûr d’arriver à l’heure ou un petit peu en avance, et d’avoir de quoi prendre des notes !

Pendant l’entretien évitez au maximum de couper la personne, d’une part parce que c’est impoli, d’autre part parce que ce sera d’autant plus difficile de faire repartir l’entretien, même si c’est dans une direction qui vous plaît. Prenez un maximum de notes, mais sans oublier de regarder régulièrement votre interlocuteur, vous verrez qu’il adaptera instinctivement son débit à votre prise de notes. Ensuite laissez vous guider par la conversation et votre guide, tout le monde aime parler de soi et de son travail, vous devriez donc recevoir beaucoup plus d’informations que ce que vous attendiez.

Une fois l’entretien terminé n’oubliez pas de remercier votre interlocuteur, et après cela de lui envoyer un mail ou idéalement un courrier manuscrit, pour bien lui montrer à quel point vous lui êtes reconnaissant. Ca ne prend pas beaucoup de temps, mais cela fait plaisir à recevoir et cela incitera la personne concernée à vous recontacter pour prendre de vos nouvelles !

Ne relâchez pas la pression !

 L’immense majorité des candidats a tendance à être stressée avant de passer un entretien, ce qui est un phénomène tout à fait normal. En revanche, plus l’entretien avance dans le temps, plus les candidats ont tendance à oublier qu’ils sont devant un jury et ont tendance à baisser leur garde.

Ce n’est pas parce qu’un jury est sympathique avec vous qu’il ne doit pas pour autant faire une sélection à la fin de la demi-journée. Ce n’est pas non plus parce que vous vous sentez petit à petit  plus à l’aise que vous pouvez vous permettre de tutoyer le jury, de faire des plaisanteries [pas de blagues] ou de vous laisser aller à la confession.

Quelle que soit l’atmosphère régnant dans la salle d’examen, vous n’avez qu’un seul but : convaincre le jury que vous êtes la meilleure candidate ou le meilleur candidat de la journée et que ce serait commettre une erreur impardonnable que de ne pas vous faire confiance.

Les entretiens sont en général assez courts. Le principe n’étant pas de vous mettre à mal, mais bien de découvrir qui vous êtes. Faîtes en sorte de prendre sur vous pendant le temps de l’épreuve.

Bon courage !

Les doudous émotionnels

Dans la très longue liste des choses qu’il vaudrait mieux éviter le jour de l’entretien, les « doudous émotionnels » figurent en bonne position. Qu’est-ce qu’un doudou émotionnel ? Il s’agit d’un grigri ou d’un objet auquel on confère un pouvoir quasi mystique, une valeur émotionnelle particulièrement importante.

Laissez donc au placard le collier de perles de « bonne maman » ou la Rolex de papa. En plus du fait qu’ils ne vous porteront pas chance, ils risquent de vous desservir. En effet, dans la mesure où les jurys disposent de très peu de temps pour faire la connaissance des candidats, qui sont assis en face d’eux, ils appuient leur jugement sur ce qu’ils peuvent voir. Que diriez-vous d’une fillette de 5 ans porter une parure de plusieurs milliers d’euros ou d’un jeune homme de 18 ans conduisant une Lamborghini flambant neuve ? Afin de ne pas biaiser l’opinion du jury, ne prenez pas ce risque et habillez-vous correctement mais sobrement.

Les signes extérieurs de richesse sont à laisser à la maison, mais pas seulement. Ne portez pas ostensiblement tout symbole jouissant d’une connotation religieuse quelconque : croix, main de Fatma, étoile de David, fil rouge de la Kabbale, etc.). Encore une fois, un jury doit vous juger sur ce que vous êtes et non sur ce qu’il voit. Vous n’êtes jamais à l’abri de tomber sur un ou une imbécile : ne les tentez pas avec des objets que vous pourriez facilement enlever le temps d’un entretien !

Une fois l’entretien fini, rien ne vous empêchera de remettre votre collier de perles ou votre bague porte-bonheur ! Si vous considérez que ces objets sont indispensables à votre réussite, gardez-les dans l’une de vos poches, mais ne les montrez pas dans la mesure du possible au jury, qui pourrait également se demander s’il est normal de prétendre à de hautes responsabilités et de ne pas être capable de couper le cordon ombilical ou d’avoir besoin d’un doudou pour se rassurer. Soyez professionnel jusqu’au bout des ongles !

Ne vous mettez pas trop de pression !

Les oraux constituent une étape décisive dans le processus d’intégration. Il est donc parfaitement normal que vous soyez stressé, mais ce n’est pas une raison pour paniquer. Les oraux comme toutes les autres épreuves se préparent et c’est justement grâce à cette préparation méthodique et régulière que vous éviterez de tomber dans certains écueils.

 

A l’heure où vous lirez cet article, vous aurez sans doute la tête dans le guidon et vous considérerez très probablement que l’intégration est le seul but de votre jeune vie. Certes, la réussite aux oraux est un prérequis pour intégrer, néanmoins il est important de dédramatiser ce processus souvent long et fastidieux. Vous ne jouez pas votre vie, vous jouez votre intégration dans une école, qui vous plaît plus ou moins ! Vous réussite future n’est qu’en partie conditionnée par votre diplôme d’origine. Une fois sur le marche du travail et même avant, l’énergie que vous mettrez au service de vos objectifs et de votre ambition sera autrement plus importante. Un diplôme ne fera jamais une carrière, votre personnalité, votre engagement, votre travail la feront !

 

Aussi difficile que cela soit, apprenez à relativiser les enjeux. Aujourd’hui, vous passez un entretien qui vous semble crucial, qu’en sera-t-il lorsque vous devrez négocier votre augmentation de salaire ou un contrat de plusieurs millions d’euros dans le cadre de votre travail ? On peut toujours trouver plus stressant. Soyez ZEN !

 

Afin d’éviter toute tétanie, entraînez-vous le plus possible, tout en tombant pas dans la récitation. Faites en sorte d’avoir les idées claires, d’être concis, concret, tout en restant souriant et d’être maître de vous-même. Comme tous les autres candidats admissibles, vous avez potentiellement toutes les chances de réussir vos entretiens. Faîtes-vous confiance !

 

Si vous savez pourquoi vous voulez faire une ESC, si votre projet professionnel est rodé, si vous avez des expériences à partager avec le jury et si vous souhaitez réellement intégrer l’école, le jury devrait rapidement le sentir ne serait-ce que par votre connaissance de ses parcours et de ses associations.

 

Certes, vous pouvez cafouiller au début de l’entretien, mais un jury juge l’ensemble d’une prestation et pas un éventuel raté à un instant t de l’entretien.

 

Si l’idée de passer devant un jury vous rend malade, isolez-vous quelques minutes avant l’entretien. Faîtes le vide et surtout n’écoutez pas les bruits de couloir. Adaptez-vous à votre jury, tout comme il s’adaptera à vous. Tout entretien est unique et son issue n’est pas déterminée par le candidat passant avant ou après vous.

 

Le stress peut être une source d’émulation, faîtes en sorte qu’il le reste et tout devrait très bien se passer.

 

Bon courage !

Quelques astuces pour réussir ses oraux de langues

Rien ne remplacera jamais une très bonne maîtrise de la langue pour réussir ses oraux. Il n’empêche que la préparation est la meilleure arme pour ne pas se faire prendre au dépourvu et souvent faire la différence avec les autres candidats. Voici une liste non exhaustive des points à préparer impérativement avant des oraux de langues, que ce soit dans des écoles comme HEC ou l’ESSEC ou dans une école de la banque ECRICOME.

 

Les indispensables :

 

-          Savoir épeler son nom et son prénom

-          Savoir donner son âge et sa date de naissance

-          Pouvoir commenter les informations présentes sur la carte d’identité !!

-          Etre capable de donner la date et l’heure de passage

 

La culture générale :

 

-          Etre en mesure de parler des grands thèmes d’actualité de l’année

-          Connaître les pays, les capitales et les noms des gouvernements locaux

-          Connaître les grandes dates des civilisations étudiées

-          Connaître les principaux partis politiques des pays étudiés

-          Connaître plusieurs auteurs, peintres et cinéastes, ainsi que leurs  principales œuvres

 

Votre profil :

 

-          Etre capable de faire une présentation synthétique de deux minutes

-          Etre capable de parler de ses centres d’intérêt

-          Etre capable de présenter son projet professionnel en des termes un minimum techniques

-          Savoir expliquer pourquoi vous souhaiter intégrer l’école A, B ou C

-          Pouvoir parler d’expériences prévues ou réalisées à l’étranger

 

En préparant sérieusement ces différents points, vous devriez être en mesure de faire une bonne seconde partie d’entretien.

 

Bon courage !

A l'abordage de l'actualité !

Il suffit de prononcer le mot « actualité » devant un candidat pour voir sa mine de décomposer en quelques secondes. En général, l’ignorance des candidats est abyssale, y compris sur des sujets d’actualité récente. Mais au juste, à quoi devez-vous vous attendre le jour J et surtout comment vous préparer au mieux aux questions d’actualité ?

 

La préparation :

 

Il n’y a pas de secret, l’unique manière de répondre correctement à des questions d’actualité est de se tenir régulièrement informé. Pour cela, lisez au moins deux fois par semaine un quotidien économique comme les Echos ou les pages saumon du Figaro, lisez les dossiers de presse de l’édition du mardi du Monde. En fonction de vos tendances politiques et de vos goûts, vous pouvez également rajouter à votre liste des articles du Courrier International, de l’Express, etc.

 

Outre la lecture régulière de l’actualité, constituez-vous des dossiers sur les sujets brûlants de l’actualité. Faîtes des fiches et conservez une trace des grands faits et des grands dossiers de l’année en cours, surtout s’ils ont un rapport de près ou de loin avec votre projet professionnel.

 

Les questions :

 

Les questions sur l’actualité sont plus ou moins fréquentes et dépendent d’une multitude de paramètres comme l’humeur du jury, de l’état de son stock de questions ou encore des sujets abordées. Cependant, force est de constater que le jury est plus enclin à vous interroger sur des sujets qu’il maîtrise parfaitement, pour les traiter au quotidien, ou parce qu’il les a lus le matin même dans son journal.

 

S’il est important de se constituer une culture économique et politique sur le long terme, il est également important de lire l’actualité juste avant de passer un entretien. Quoi qu’on en dise, vous risquez davantage de vous faire interroger sur les nouvelles de la veille plutôt que sur celles datant d’il y a 6 mois.

 

Par ailleurs, les thèmes d’actualité abordés en entretien arrivent rarement par hasard. Faites attention à ce que vous dites et soyez conscient qu’en abordant un thème précis, vous risquez de vous voir posé un certain nombre de questions à ce sujet.

 

Plus généralement, vous vous devez d’être incollable sur les sujets relevant de votre projet professionnel. Par exemple, il serait inadmissible qu’un candidat souhaitant travailler dans le développement durable ne connaisse pas l’existence du sommet sur l’eau à Istanbul ou du sommet sur le climat à Copenhague. Il faudrait également qu’il soit capable de faire une rapide synthèse des principales décisions prises au cours de ces sommets. A côté de cela, un jury jugera sans doute moins grave de ne pas savoir qu’Al Gore est en passe de devenir le premier carbo-milliardaire ou encore que le prix de rachat de l’énergie éolienne était en France de 83,8 €/MWh en 2001.

 

Définissez vos priorités de lecture et tenez-vous-y !

Ces formulations à éviter lors d’un entretien

Dans le feu de l’entretien, il peut arriver que l’on soit amené à prononcer des formules maladroites, des expressions malheureuses. C’est un fait et on ne peut pas savoir comment nous réagirons dans une situation de stress intense. A côté de cela, il est facile d’éliminer certaines scories qui viennent polluer votre discours et qui nuisent à votre crédibilité face à vos interlocuteurs.

 

Ci-dessous vous trouverez une liste non exhaustive de ces formulations à éviter lors d’un entretien. A vous de compléter la liste comme bon vous semble.

 

L’ouverture d’esprit :

 

Mauvais candidat : Mon père est d’origine alsacienne et ma mère est d’origine bretonne. Dans ce contexte, j’ai toujours baigné dans une double culture, qui me permet aujourd’hui d’affirmer que je suis sensible à la diversité et que je suis globalement une personne très ouverte d’esprit.

 

Les erreurs : Premièrement d’avoir mentionné les parents. Ne donnez pas l’impression que vous n’avez pas coupé le cordon. Deuxièmement, ce n’est pas parce que vos parents ne sont pas nés dans la même région que vous pouvez crier sur tous les toits que vous êtes un produit de la mondialisation, ou bien que vous êtes de facto plus tolérant qu’un autre candidat.

 

Bon candidat : Après avoir passé cinq ans à Tokyo, où j’étais scolarisé au lycée Français, j’ai suivi ma famille à New York où j’ai vécu quatre ans. Outre ma capacité à maîtriser rapidement de nouvelles langues, dont le japonais et l’anglais, j’ai été particulièrement marqué par la vision individualiste de la société américaine qui s’oppose très nettement à l’holisme japonais […]. Après ces deux expériences, j’ai eu l’opportunité de résider au Sénégal pendant deux années. Là-bas, j’ai pu constater ma capacité à m’adapter facilement à de nouvelles situations. En effet, …

 

Il faut avoir réellement expérimenté la diversité culturelle pour pouvoir prétendre être ouvert d’esprit. Il ne suffit pas d’avoir regardé un reportage sur ARTE pour pouvoir prétendre comprendre une société et ses particularités. Le bon candidat insistera sur des détails de la vie de tous les jours, sur son vécu, pour expliquer en quoi son « ouverture d’esprit » et plus encore son adaptabilité à des situations très diverses sont une réalité.

 

A tort ou a raison, on ne considère pas que des voyages suffisent pour faire de vous des personnes « ouvertes », même s’il ne fait pas de doute que c’est en allant sur le terrain, en découvrant et en observant que l’on développe son sens critique. Ce n’est pas parce que vous mangez des sushis deux fois par semaine que vous maîtrisez la culture japonaise, a contrario vous pouvez résidez au Japon, connaître parfaitement la culture et ne jamais manger de sushis.

 

Petite parenthèse à destination des femmes. Dans la mesure où les jurys sont essentiellement composés d’hommes, évitez plus que les autres de dire que vous êtes « ouvertes », ils risqueraient de s’imaginer tout autre chose. De manière générale, tous les propos susceptibles de vous mettre dans une situation d’infériorité sont à éviter.

 

 

La curiosité :

 

La maxime populaire veut que la curiosité soit un vilain défaut. Pour une fois nous n’irons pas à l’encontre des idées reçues. Afin d’illustrer ce propos, voici une petite mise en situation :

 

Jury : Quelle est votre principale qualité ?

Candidat : Je suis d’une nature curieuse. J’aime tout savoir, apprendre en permanence.

Jury : Dans ce cas, que pensez-vous de la dernière acquisition de l’entreprise X dans l’état du Delaware ?

Candidat : Euh… Je ne suis pas au courant

Jury : Aurons-nous plus de chance avec l’actualité malgache ?

Candidat : Je vous prie de m’excuser, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

Jury : Je croyais que vous étiez d’une nature curieuse ? Apparemment, votre curiosité est pour le moins ciblée, pour ne pas dire limitée.

 

Il y a des mots comme « curiosité » qui éveillent chez le jury des pulsions sadiques. Vous vous dîtes curieux, très bien, mais dans ce cas soyez prêts à répondre à toute une série de questions plus improbables les unes que les autres.

Dans le dialogue précédent, le candidat commet une autre erreur : ne pas préciser le champ de sa curiosité et l’illustrer par un exemple concret. Il lui aurait suffi de dire, par exemple, qu’il/elle aimait apprendre de nouvelles recettes de cuisine, pour éviter la volée de bois vert.

 

Plutôt que la curiosité, dites simplement que vous aimez apprendre de nouvelles choses et empressez-vous de préciser des domaines spécifiques, enrichis par des exemples concrets.

 

L’intolérance :

 

Je m’attarderai moins sur le dernier point, tant il paraît évident et pourtant… Pourquoi un jury aurait intérêt à choisir un candidat, s’il admet qu’il n’est pas tolérant à l’égard d’autrui, des différences culturelles ? 

 

De fait, dire que l’on est pas tolérant revient à signer son arrêt de mort, avouer que l’on n’est pas fait pour la vie en communauté et qu’il vaudrait mieux opter pour un autre candidat (peut-être moins bon) apte à évoluer dans un univers multiculturel et/ou professionnel.

Le stage un passage obligé pour les entretiens des ESC

De même qu’une tenue correcte, le stage en entreprise apparaît comme un passage obligé pour tout préparationnaire aspirant à une place en école de commerce.

 

Quand nous parlons de stage en entreprise, nous excluons d’office le stage d’une semaine que vous avez fait en classe de troisième ou de seconde et au cours duquel vous avez au mieux servi le café à vos collègues d’une semaine. Nous excluons également les expériences du type garde d’enfants et cours particuliers. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a rien de plus facile que de s’inventer quelques gardes ou des cours. Le jury veut savoir comment vous avez su évoluer dans un univers professionnel auquel l’école vous prépare.

 

Il arrive que des candidats n’osent pas parler de leur première expérience professionnelle, la jugeant sans intérêt par rapport à celle de leurs camarades. Rappelons à cet effet que le jury ne juge pas un candidat sur le prestige supposé d’un stage. Au contraire, un jury aurait plutôt tendance à valoriser une personne qui prouverait par ses propos qu’elle a trouvé par elle-même son stage, aussi modeste soit-il.

 

Certains étudiants se verront demander comment ils ont trouvé leur stage. A eux de prouver qu’ils ont été proactifs et qu’ils n’ont pas simplement attendu que leurs parents leur apportent cette expérience sur un plateau d’argent.

 

En définitive, peu importe que vous ayez fait un stage en gestion d’actifs chez Goldman Sachs ou que vous ayez été vendeur dans la boulangerie du coin. En revanche, faites ressortir de cette expérience ce que vous en avez appris et apprécié.

Le mea culpa

       Il peut arriver en entretien que l’on dise une énormité ou que l’on fasse une erreur à cause du stress. Dans la mesure où vous êtes en permanence jugé sur vos faits et gestes, soyez le plus honnête et le plus intègre possible. Si par le plus grand des malheurs, il vous arrivait de dire une absurdité ou de vous tromper, n’hésitez pas à avouer au jury que vous ne saviez pas ou que vous vous êtes trompé.

 

Il n’y a pas de honte à ne pas tout savoir et vous pouvez l’admettre au jury. Rien n’est grave aussi longtemps que cela ne se reproduit pas tout au long de l’entretien. Avouez une erreur d’appréciation et s’en excuser est la preuve que vous êtes honnête et que vous savez reconnaître vos torts.

 

Attention, il ne s’agit de s’écraser toutes les dix secondes, dès que le jury vous parle d’un sujet que vous ne connaissez pas. Normalement, vous avez préparé votre entretien et vous devez être capable de fournir une réflexion construite sur tout un tas de sujets. L’excuses ne doivent être utilisées qu’en dernier recours et uniquement si elles ont un quelconque sens. De fait, ne vous excusez pas si la couleur de vos yeux ne revient pas au jury, en revanche excusez si vous ignorez des informations élémentaires, comme le nom du directeur de l’établissement.