I can get no satisfaction

        De la masse grouillante et bigarrée des candidats ressort très nettement un type bien précis : le blasé. Il se tient droit comme un « i », vous regarde avec un air condescendant, vous méprise du fait de votre simple statut de jury. Il a une petite vingtaine d’années, a tout fait, a tout vu, pense tout savoir et trouve que rien sur cette basse terre ne mérite qu’il y porte son intérêt.

 

Il considère que toutes les questions, qui lui sont posées, ne sont pas sa à hauteur et plus simplement l’ennuient profondément. Ce candidat est parfait, que voulez-vous ? Il voudrait être admis d’office, comme « l’intégré de droit divin » qu’il se considère être.

 

Si vous ne faites pas preuve d’optimisme à l’aube de votre vie d’adulte, comment serez-vous d’ici quelques années, si ce n’est encore plus désabusé ? De manière générale, voyez le verre à moitié plein et débrouillez-vous pour le remplir jusqu’au bord. Dites-vous qu’en dehors d’un cabinet de consultation, où il est normal de se plaindre,  on ne se présente pas devant un inconnu en tirant une tête de six pieds de long et en se braquant à la moindre question.

 

L’entretien est un jeu de séduction, au cours duquel vous devez montrer le meilleur de vous-même. Si vous ne vous sentez pas capable de défendre une école parce qu’elle ne vous plaît pas, ne passez pas les oraux par respect pour l’établissement et le jury qui vous fera passer.

 

Si vous êtes d’une nature blasée ou peu communicative, il n’y a qu’une seule solution : vous faire violence et vous obliger à être souriant, avenant, intéressant et intéressé pendant les quelques minutes que dureront l’entretien. Autrement, n’espérez rien ou n’espérez plus !

 

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