Mythes et légendes urbaines

Déshabillez-vous !

           Quel préparationnaire n’a pas entendu de la bouche d’un ami d’un ami, qu’il connaissait personnellement l’amie d’une relation d’un copain à qui un jury avait demandé de se déshabiller, si elle ou il voulait réellement intégrer l’école. Au-delà du mythe machiste sur fond de promotion canapé, il est hautement improbable qu’un jury se prête à ce petit jeu, sauf à vouloir risquer la suite de sa carrière.

 

Cependant, tout mythe revêt une part de vérité. En l’occurrence, il existe deux situations bien précises au cours desquelles un jury pourrait être amené à poser cette question. Soit, le candidat est d’une timidité extrême, mais honnêtement le jury n’a rien à gagner en secouant un candidat introverti et probablement traumatisé, soit le jury a le sentiment d’avoir en face de lui un candidat qui joue un jeu et il souhaite briser la carapace pour savoir ce qui se cache réellement dessous.

 

Ce n’est donc pas tant une attaque, que la volonté du jury de mieux vous connaître et de vous juger à votre juste valeur. C’est donc un signal fort émis par la part du jury, qui vous invite à vous ouvrir et à vous présenter tel que vous êtes réellement et non tel que le jury vous perçoit.

 

Contrairement aux idées reçues, les jurys ne sont pas composés de femmes et d’hommes profondément sadiques, là pour vous faire souffrir. Ce sont des individus normaux qui sont là pour remplir une mission et qui tentent de le faire du mieux qu’il peuvent. Accessoirement, n’oubliez pas qu’ils ne sont pas contre l’idée de passer un agréable moment. Un entretien peut être à la fois riche, intéressant, construit et plaisant à écouter. Si si !!

 

 

 

Le mythe de l’admission sur une seule bonne réponse

          Les entretiens sont entourés d’un voile de mystère, certaines histoires font frémir de peur les étudiants, d’autres éveillent leur curiosité et leur imagination. Au travers de cette série d’articles, je vais revenir sur les plus grands mythes des entretiens des écoles de commerce, afin de les infirmer souvent et de les confirmer plus rarement.

 

Il existe un mythe particulièrement coriace, celui de l’admission sur un mot d’esprit. Certes, le jury peut être séduit par votre vivacité, mais il ne fonde pas son jugement sur une unique réponse, tout du moins c’est ainsi que cela se passe dans les écoles avec une grille de notation.

 

Contrairement à ce que prétend le mythe, à la question « quelle est la profondeur de la Seine ? », il ne vous suffira pas de répondre « sous quel pont ? » pour vous en sortir avec la note maximale…

 

Le jury peut vous demander si vous êtes prêt(e) à jouer votre admission sur un bon mot, mais c’est en général en réponse à une des affirmations suivantes de votre part : j’aime prendre des risques, j’aime le bluff, je suis capable de parier sur un coup de tête, etc. Une fois encore, ce n’est qu’une manière comme une autre de tester vos propres limites et d’évaluer la cohérence entre votre discours et vos actes.